Le RER profitera à tous!

Pour les habitants des montagnes. Les gains seront importants pour ceux qui sont pendulaires, 14 minutes entre La Chaux-de-Fonds et Neuchâtel, contre au minimum 28 aujourd’hui. 25 minutes pour les loclois, contre 38 aujourd’hui. Quatre trains par heures, contre deux en rafale aujourd’hui. Mais pas seulement. Le trafic routier étouffe les Montagnes neuchâteloises, la situation sera insupportable dans dix ans. Le RER contribuera à limiter l’augmentation du trafic routier et diminuera l’engorgement aux heures de pointe. Un deuxième tube routier produirait exactement l’inverse, il augmenterait le nombre de véhicules et finirait d’étouffer les villes. Espérons aussi que le RER permette de débloquer la situation du rail vers la France, comme le demande un postulat déposé au Grand Conseil en mai.

Pour le Val-de-Ruz. La situation y est aujourd’hui très particulière. La vallée est coupée en deux, entre ceux qui sont au nord et qui sont proches de la ligne actuelle et ceux qui sont au sud et qui sont reliés à Neuchâtel par le bus. Le RER permettra de diminuer sensiblement les temps de parcours, tant vers le Haut que vers le Bas, pour une majorité des habitants, mais en particulier pour ceux qui vivent au sud et travaillent dans le haut, et inversement. Un chiffre ressort, le trajet Cernier – Lausanne se fera en 51 minutes, contre 1h34 aujourd’hui. Un gain considérable. Mais pas seulement. Toutes les communes seront enfin connectées, contrairement à la situation actuelle, à l’image de Malviliers l’abandonnée (et de son service des autos…)

Pour le Val-de-Travers. C’est la région qui semble la plus opposée au RER. Et pourtant. La cadence passera à deux trains toutes les heures. Et contrairement à aujourd’hui, ceux-ci seront cadencés avec le trafic « grandes lignes ». Fini l’attente à la gare de Neuchâtel pour continuer sur les Montagnes, Lausanne ou Zurich. Les gains seront considérables : entre Fleurier et Lausanne, le trajet est réduit de 13 minutes, 22 minutes en moins pour La Chaux-de-Fonds. Mais pas seulement. Le Val-de-Travers connaîtra ces prochaines années un développement industriel conséquent, qui générera un important flux frontalier. La situation doit être prise en main dès maintenant avec la mise en place d’une ligne régulière jusqu’à Pontarlier. Le RER doit y contribuer, comme l’a exigé le Grand Conseil au mois de mai.

Pour le district de Boudry. Le Littoral ouest a mal à son réseau ferroviaire. Le nombre de trains est limité et ceux-ci ne sont pas cadencés avec le trafic «grandes lignes» ou les trains pour les Montagnes. Le trajet Gorgier-St-Aubin – La Chaux-de-Fonds est par exemple catastrophique: 1 heure et 25 minutes, avec près de 39 minutes d’attente en gare de Neuchâtel. Dès la mise en service du RER, le trajet diminuera de 50 minutes (cinquante!). Mais pas seulement. Depuis Auvernier, des trains partiront toutes les 15 minutes pour Neuchâtel, puis les Montagnes. Ils remplaceront l’offre aujourd’hui plutôt maigre des communes situées plus haut, Corcelles-Cormondrèche et Peseux en particulier, qui seront encore complétées par d’autres mesures.

Pour Neuchâtel et le Littoral est. La Ville profitera d’une diminution du trafic pendulaire. Combien font aujourd’hui le trajet en voiture jusqu’à Neuchâtel pour ensuite continuer en train vers Lausanne ou Genève? Mais pas seulement. La région de l’Entre-deux-lacs profitera également de meilleures correspondances vers toute la Suisse et vers les autres régions du canton. C’est en particulier le cas vers le reste du Littoral qui est aujourd’hui séparé par une attente interminable en gare de Neuchâtel.

Lanceurs d’alerte dans l’administration et les entités autonomisées

Une question posée lors de la dernière session du Grand Conseil, réponse en février [version originale]. Cette question fait suite à une motion Jean Christophe Schwaab déposée au Grand Conseil vaudois.

Ces derniers temps, les lanceurs ou lanceuses d’alerte sont à la mode. Philipp Hildebrand est tombé suite aux révélations sur ses comptes bancaires faites par un informaticien de la banque Sarasin. Wikileaks revient régulièrement sur le devant de la scène médiatique en révélant des secrets d’Etats ou d’entreprises qui montrent souvent des aspects peu reluisants de la diplomatie ou du monde des affaires.

Trop souvent associés à la notion de délation, les lanceurs d’alerte sont importants lorsque leur intervention permet de mettre en évidence des manquements ou des faits légalement répréhensibles. La Confédération l’a reconnu en les protégeant par l’article 22, alinéa 5, de sa loi sur le personnel de la Confédération. Plusieurs cantons ont ou vont faire de même (Vaud, Saint-Gall, Zurich).

Le Conseil d’Etat est prié de répondre aux questions suivantes:

  • Existe-il un mécanisme qui permet aux employé-e-s de révéler des manquements ou délits (autrement que par la fuite médiatique)?
  • Comment et par qui sont traitées ces « alertes »?
  • Existe-il une protection (légale ou administrative) pour ceux qui lancent des alertes?

Le dossier nucléaire clos, les Verts ont-ils un avenir politique?

C’est la question que posait Forum hier soir sur la RSR. Question à laquelle il faut assurément répondre oui… Le premier combat des Verts a peut-être été le nucléaire et peut-être que certains parmi les anciens estiment encore que les Verts doivent rester un mouvement et ne pas devenir un parti au sens strict. Mais ce n’est pas le cas de la nouvelle génération. Les Verts sont un véritable parti politique, avec un programme qui dépasse l’écologie. L’initiative pour une économie verte est là pour nous le rappeler.

Même si toutes les centrales nucléaires ferment effectivement le 31 décembre 2034, les Verts ont encore de beaux jours politiques devant eux. Même si la flamme anti-nucléaire n’avait pas quitté les Verts, force est de constater que ce sont d’autres sujets qui occupaient le devant de la scène au avant l’accident de Fukushima, et que ces thèmes seront encore d’actualité même après 2034. Prenons quelques exemples.

La sortie du nucléaire doit être accompagnée de mesures importantes en termes d’économies d’énergie et en termes de production d’énergie renouvelable. Tout porte à croire que, pour ne pas trop en faire, la Suisse choisira la facilité avec la construction de centrales à gaz. Les Verts devront être là pour rappeler que d’autres options existent, que le temps des grandes installations électriques centralisées est définitivement révolu.

La politique climatique continuera également d’être primordiale. On sait déjà que la Suisse aura toute la peine du monde à honorer ses promesses concernant le protocole de Kyoto et c’est cette semaine que le Conseil des Etats doit prendre en main l’initiative « pour un climat sain », dont on peut imaginer qu’il ne l’acceptera pas telle quelle. La protection du climat est un des points primordiaux pour ces prochaines années, il doit retenir toute notre attention.

L’économie telle que nous la connaissons aujourd’hui saccage les ressources limitées de notre planète et détruit nos fragiles équilibres sociaux. Les Verts, en tant que parti écologiste, défendront une autre économie, capable de restreindre sa consommation des ressources vitales et capable de préserver l’environnement. En tant que force de gauche, les Verts ont également un rôle primordial à jouer pour sauvegarder notre système social et donner une teinte progressiste à une parlement très conservateur.

C’est à travers la préservation d’un équilibre subtil entre les composantes économiques, sociales et environnementales de notre société que nous réussirons à relever les défis majeurs du XXIème siècle, ce n’est pas en changeant d’avis à chaque session et au gré de l’actualité électorale politique, comme sait si bien le faire le PDC. Et c’est dans ce sens qu’il est important de signer et de faire signer l’initiative des Verts pour une sortie programmée du nucléaire, et de voter Verts en octobre.