Les Jeunes Verts neuchâtelois se sont fait plaisir durant le weekend pascal! Et d’autres n’ont pas chômé non plus, le site à Fernand est également en ligne, de quoi alimenter la discussion…
Votez la liste de gauche le 26 avril, COMPACTE !
Les Jeunes Verts neuchâtelois se sont fait plaisir durant le weekend pascal! Et d’autres n’ont pas chômé non plus, le site à Fernand est également en ligne, de quoi alimenter la discussion…
Votez la liste de gauche le 26 avril, COMPACTE !
Grâce aux électeurs, grâce à vous, les Verts font le plein de voix et gagnent quatre sièges au Grand Conseil dans le canton de Neuchâtel. C’est historique, jamais le parti a été autant représenté, et couplé à la progression du POP et de SolidaritéS, le groupe PVS devient clairement la troisième force politique de ce canton avec 24 députés.
Ceux-ci ne pouvaient se retrouver sans un Conseiller d’Etat. Depuis 1961, jamais un groupe aussi puissant ne s’est retrouvé sans une femme ou un homme au gouvernement. Fernand Cuche fait un mauvais score ? C’est une erreur de penser les choses dans ce sens. Il y a quatre ans, son score était exceptionnel dans tous les sens du terme. Dimanche, son score a reflété plus fidèlement la force réelle des Verts, avec encore et toujours une plus-value non négligeable.
Dans la configuration du premier tour, où chaque parti présente une liste souvent blindée – en particulier dans les grands partis – la force du PS (29.2%, score le plus mauvais depuis 1961) donne environ 13’800 suffrages, celle des Verts (13%) 6’100 suffrages, celle du POP (7.7%) 3’700 suffrages, celle du PLR (32.2%) 15’300 suffrages et finalement celle de l’UDC (12.5%) 5’900 suffrages. On comparant ces chiffres aux scores des candidats de ces partis, on mesure leur capacité à ratisser plus large que leur base. A ce jeu, les deux PS font un carton, Fernand Cuche aussi, de même qu’Alain Storrer de l’UDC ou Cédric Dupraz au POP. A ce petit jeu par contre, les candidats PLR sont en dessous de la force de leur parti, c’est la même chose pour les trois derniers PS, un bon indicateur du nombre de coups de crayon qu’ils ont subit.
Fernand a donc largement tenu son rôle de leader du groupe PVS, en ratissant très large. Surtout, il a subit des attaques incessantes et totalement hors de propos. Des attaques totalement inadmissibles colportées par une droite revancharde et malheureusement amplifiée par certains à gauche. Des attaques qui jettent une lumière sombre – nauséabonde – sur le fonctionnement de notre démocratie et des médias. Des attaques qui ont malheureusement fini par porter leurs fruits… Ce que les gens reprochent à Fernand c’est avant tout sa ligne politique et son franc-parler, que certains ne goutent guère. Si la droite avait porté ses attaques sur le terrain politique, en apportant des arguments constructifs, elle aurait sans doute réussi à freiner son érosion, tant pis pour elle. En focalisant son attention sur une personne et en ayant rien d’intelligent ou de nouveau à proposer, elle s’est creusée sa propre tombe, elle en subira les conséquences pendant ces quatre prochaines années, pour le bien de notre canton.
Depuis quatre ans, Fernand n’a eu de cesse de défendre les thèmes qui sont chers aux Verts et à la gauche, il a tenu les rênes de son département en acceptant les mesures d’économie imposées par ses collègues du Conseil d’Etat et le peuple à travers les freins financiers. Plusieurs projets d’envergure ont vu le jour, qui redessine à long terme les contours de notre canton. On peut citer le plan directeur des transports qui, pour la première fois, pose les bases d’une mobilité durable. Dans le même domaine, et malgré une situation financière pénible, la ligne vers Berne a été partiellement doublée, ce qui place notre canton dans une situation plus attractive. Pour les Montagnes, la cadence sur la ligne entre Neuchâtel et Le Locle a été améliorée et la gare du Crêt-du-Locle a été rouverte. La nouvelle loi sur l’énergie va dans le même sens, elle pose les bases d’un canton qui se positionne face aux défis majeurs de ce début de 21ème siècle, en premier lieu les crises climatiques, énergétiques et financières. Si certains projets ont semblé ne pas avancer, c’est aussi la preuve que les solutions toute faites n’existent pas, et que la réflexion n’est jamais un luxe si nous voulons aboutir à des consensus durables. L’exemple du Grand Tétra – emblème malgré lui du mouvement de dénigrement – est révélateur. Il a fallu prendre le temps, mais finalement une solution intelligente et convenant à tout le monde a été trouvée, dans un esprit de concertation qu’on voudrait voir à l’œuvre dans d’autres projets.
Je pourrais encore citer des dizaines et des dizaines d’exemples qui montrent que le travail commencé depuis quatre ans doit être poursuivi avec le même élan et le même esprit de concertation, si indispensable à l’avenir de notre canton. Je m’en tiendrai pourtant à reprendre notre slogan qui résume mieux que tout ce travail : un engagement durable.
Maintenant que le deuxième tour est lancé, j’appelle chacune et chacun a débattre de manière constructive, en évitant d’à nouveau glisser sur le terrain des coups bas, et en ayant en tête l’avenir de notre canton. Et j’invite chacune et chacun, en son âme et conscience, à aller voter pour la gauche le 26 avril.
Un 1er avril n’est pas uniquement l’occasion de «faire un gag», c’est peut-être aussi l’occasion d’imaginer l’avenir, en fonction du présent, et de la vision à moyen et long terme que peut se permettre le politique. En 2017, deux législatures se seront écoulées depuis l’élection de dimanche prochain. Comment sera le canton de Neuchâtel à cette date dans 8 ans? Petite tentative visionnaire…
Ces quatre dernières années, le Conseil d’État a tout mis en œuvre pour relever les défis majeurs du 21ème siècle: le réchauffement climatique et la diminution des ressources non renouvelables, l’urbanisation croissante et la pression exercée sur l’agriculture, l’accroissement inquiétant du pouvoir de l’économie de marché et un monde polarisé à l’extrême.
Le Conseil d’État a pris la mesure des changements de notre société. Il a pendant ces quatre dernières années, mis en œuvre toute une série de réformes basée sur ces défis, des réformes qui sont en grandes parties le prolongement d’idées qui ont commencé à se développer dès la fin du 20ème siècle. Le programme de réformes participatives utilisant les technologies de l’information a permis à la population de redessiner le canton et de le projeter dans l’avenir en toute transparence.
Le Réseau urbain neuchâtelois a pris sa forme définitive, grâce à l’achèvement du TransRUN et à la réforme des communes et des agglomérations du canton. Centré autour d’un pôle urbain multisite où vit plus de 80% de la population, notre canton a su modifier en profondeur ses institutions héritées d’un autre temps. En ne conservant dans les villages que les pouvoirs législatifs et en leur confiant des tâches de proximité, la nouvelle Loi cantonale sur les institutions politiques a permis de mieux prendre en compte les avis de la population, suite à l’échec en 2014 de la première mouture du projet qui, de l’avis des opposants, était trop centralisateur. Les villages et les quartiers des villes auront donc à l’avenir le poids qui leur revient, à travers leurs délégations dans les conseils d’agglomération, une des grandes nouveautés de la loi. L’étape suivante pourrait bien être la suppression d’un échelon communal qui n’a plus sa place dans ce nouvel équilibre des forces politiques.
Relié par un performant réseau de transports en commun, achevé dernièrement avec l’ouverture de la voie rapide entre le Haut et le Bas et l’achèvement de la liaison avec la gare TGV d’Auxon sur le LGV Rhin-Rhône, notre canton a su dépasser ses clivages régionaux en conservant l’identité des régions qui le forment. De nombreux ajustements et des batailles politiques sans précédent ont émaillé ces dernières années. L’arrêté sur l’équilibre régional, en complétant la loi sur les institutions politiques et les lignes directrices des transports, de l’énergie et de l’aménagement du territoire, a permis de donner à chaque région de ce canton sa part du gâteau cantonal. Différents chantiers ont pu être menés à bien ces dernières années. L’achèvement de la réforme d’Hôpital neuchâtelois a permis d’enfin débloquer cet épineux dossier et de donner à chaque habitant de ce canton une proximité et une sécurité sanitaire, grâce au travail acharné des états généraux de la santé et d’une communication revue. Le rapprochement entre l’Université, les EPF et les HES ont fortement redessiné le paysage des hautes écoles dans notre canton, avec en particulier la redistribution des instituts de recherche dans les zones où ils font sens.
Dans les domaines économiques, le canton a fait d’importantes démarches pour diversifier son tissu économique et développer les petites et moyennes entreprises dans un contexte mondial tendu. Cette relocalisation a permis de passer les dernières crises économiques plus sereinement. Elle a également permis de mieux régler les problèmes de chômage. Avec son programme d’insertion, le canton a offert des opportunités aux jeunes et aux personnes en difficulté. En développant fortement les branches liées au développement durable, le canton s’est positionné fortement dans ce secteur, au niveau national et international. Pour terminer, les questions liées à l’agriculture n’ont pas été écartées. Les lignes directrices de l’aménagement du territoire ont redonné sa place à cette branche importante de notre économie en sauvant de l’urbanisation ce qu’il reste de terres agricoles et en maintenant des emplois qui nourrissent la population neuchâteloise.
L’avenir dira si les réformes ont porté leurs fruits, et elles ne doivent pas s’arrêter ici. L’adhésion le 1er janvier 2018 à l’Union Européenne est un défi supplémentaire pour notre canton qui devra faire valoir ses atouts au-delà des frontières. Il en a la force, sa capacité d’ouverture est une chance, saisissons-la!